Short‐distance migration of Wrynecks from Central European populations

Wijk, R. E., Schaub, M., Tolkmitt, D., Becker, D. & Hahn, S. 2013. Short-distance migration of Wrynecks Jynx torquilla from Central European populations. Ibis 155 (4): 886–890.  doi: 10.1111/ibi.12083
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Abstract:

European Wrynecks Jynx torquilla torquilla have generally been considered to be long-distance Palaearctic–African migrants that spend the non-breeding season in Sahelian Africa, where they have been reported regularly. Results from tracking individual birds showed that Wrynecks from two Central European populations migrated only relatively short distances to the Iberian Peninsula and northwestern Africa (c. 1500 km and 3000 km, respectively), compared with a minimum distance of about 4500 km to Sahelian Africa. Additionally, differences in wing lengths of populations from Central and Northern Europe support the idea of leap-frog migration, populations from Northern Europe being long-distance migrants with a non-breeding distribution in Sahelian Africa.

Wryneck (Jynx torquilla)

Wryneck Jynx torquilla (Åsa Berndtss on flickr, license: CC-by)

First evidence of a 200-day non-stop flight in a bird

Liechti, F., Witvliet, W., Weber, R., & Bächler, E. (2013). First evidence of a 200-day non-stop flight in a bird. Nature Communications 4:2554. doi: 10.1038/ncomms3554

Abstract:

Being airborne is considered to be energetically more costly as compared with being on the ground or in water. Birds migrating or foraging while airborne are thought to spend some time resting on the ground or water to recover from these energetically demanding activities. However, for several decades ornithologists have claimed that some swifts may stay airborne for almost their whole lifetime. Here we present the first unequivocal evidence that an individual bird of the Alpine swift (Tachymarptis melba) can stay airborne for migration, foraging and roosting over a period of more than 6 months. To date, such long-lasting locomotive activities had been reported only for animals living in the sea. Even for an aerodynamically optimized bird, like the Alpine swift, flying requires a considerable amount of energy for continuous locomotive control. Our data imply that all vital physiological processes, including sleep, can be perpetuated during flight.

Alpine Swift (Tachymarptis melba)

Alpine Swift (Tachymarptis melba) (Ferran Pestaña on flichr, license: CC-by-sa)

Communiqués de presse de la Station ornithologique suisse (08.10.2013) :

Champion du monde en vol d‘endurance

Nouveau record : le martinet à ventre blanc six mois non-stop dans les airs

Maestro avéré du vol non-stop, le martinet à ventre blanc passe la moitié de l’année dans les airs. L’agile volatile doit son titre à une technique des plus modernes, qui a permis aux chercheurs de la Station ornithologique suisse de prouver ce dont on se doutait depuis longtemps.

Sempach – Les oiseaux aussi se voient obligés de poser « patte » à terre de temps en temps pour se nourrir ou tout simplement se reposer. Les martinets font pourtant exception. Parfaitement adaptés à la vie dans les airs, ces acrobates aériens se nourrissent d’insectes volants qu’ils prélèvent au passage. On se doutait bien qu’ils ne se posaient même pas pour dormir : l’observation au radar de martinets noirs tournant très haut dans le ciel nocturne avait déjà mis la puce à l’oreille des ornithologues.

Une performance désormais confirmée par les chercheurs de la Station ornithologique suisse de Sempach, qui ont prouvé que leur cousin le martinet à ventre blanc est capable de voler en continu pendant plus de six mois. En 2011, les chercheurs ont équipé des martinets à ventre blanc de géolocalisateurs après leur nidification. Développées en collaboration avec la Haute école spécialisée bernoise de Burgdorf, ces petites merveilles technologiques d’environ 1 g permettent de mesurer et d’enregistrer la luminosité de l’endroit où se trouve l’oiseau pendant une année. La longueur du jour, et ainsi la position géographique de l’oiseau, sont ensuite calculées à partir de ces données. Spécialité de cette étude, ces appareils étaient munis d’un capteur d’activité enregistrant et différenciant les phases de battement d’ailes de celles de repos.

Ainsi frétés d’un géolocalisateur, les martinets à ventre blancs prirent la direction de leurs quartiers d’hiver. Après y avoir passé la saison froide, ils réintégrèrent leurs sites de nidification suisses, où les ornithologues les délestèrent de leur petit sac à dos. « L’analyse des données de trois martinets a montré que ces oiseaux passent l’hiver surtout en Afrique de l’Ouest», explique Felix Liechti, responsable du département « migration des oiseaux » à la Station ornithologique et premier auteur de l’étude. « Révolutionnaire est la découverte que ces martinets volent en continu pendant leur migration et dans leur zone d’hivernage »

Ces résultats démontrent que les martinets à ventre blanc sont aussi capables de maintenir toutes leurs fonctions corporelles vitales pendant un vol d’endurance. Ils n’ont pas besoin du même type de sommeil que nous autres humains.

Migration routes and non-breeding range of three Alpine swifts breeding in Switzerland

Les martinets à ventre blancs suisses hivernent en Afrique de l’Ouest. Chaque couleur représente un individu différent. Les surfaces colorées indiquent les zones où les oiseaux ont séjourné un certain temps.
(Foto: © Station ornithologique suisse)

Geolocator (Felix Liechti)

Les géolocalisateurs ont été miniaturisés en continue ces dernières années.
(Foto: © Felix Liechti, Station ornithologique suisse)