L’avifaune aquatique de la zone littorale atlantique de Rabat-Bouznika (Maroc) : Composition, phénologie et reproduction

Hanane, S. 2014. L’avifaune aquatique de la zone littorale atlantique de Rabat-Bouznika (Maroc) : Composition, phénologie et reproduction. Thèse de Doctorat, Université Mohammed V–Agdal, Rabat.

PDF (6.75 Mb) in Toubkal : Le Catalogue National des Thèses et Mémoires.

Résumé:

Sur la zone littorale de Rabat-Bouznika, des dénombrements réguliers, de janvier 1999 à décembre 2001, ont permis de définir le rythme de migration des espèces d’oiseaux d’eau les plus fréquentes ainsi que leurs statuts phénologiques. Quarante neuf espèces ont fréquenté le site, dont 24 régulières. Les Limicoles et les Laridés sont les groupes les plus dominants. Le suivi de la reproduction a concerné l’Oedicnème criard, la Glaréole à collier, le Gravelot à collier interrompu et la Sterne naine. Ces quatre espèces déposent leurs œufs à même le sol avec une production d’œufs/nid qui avoisine 2 : 1,88 pour l’Oedicnème criard, 2,20 pour la Glaréole à collier, 2,89 pour le Gravelot à collier interrompu et 2,51 pour la Sterne naine. La ponte débute à la dernière décade de mars pour l’Oedicnème criard et le Gravelot à collier interrompu suivi, à la première quinzaine d’avril, par la Glaréole à collier et au début mai par la Sterne naine. Le maximum de l’activité reproductive est enregistrée durant les mois de mai et juin. La durée de la saison de reproduction est plus étalée chez les nicheurs sédentaires (Oedicnème criard et Gravelot à collier interrompu) que chez les migrateurs nicheurs (Glaréole à collier et Sterne naine). Le succès à l’éclosion a été de 49% chez la Glaréole à collier, de 51.5% chez la Sterne naine, de 58.4% chez le Gravelot à collier interrompu et de 71% chez l’Oedicnème criad. Sur cette portion de côte, les plus importants facteurs d’échec ont été le piétinement, le ramassage et l’abandon des œufs. Malgré ces sources de dérangements, la zone littorale de Rabat-Bouznika continue à accueillir une centaine de couples d’oiseaux d’eau nicheurs.

Eclosion des poussins

Eclosion des poussins.

Autres thèses et mémoires de Magister.

Caractérisation de la faune ornithologique des Monts de l’Ourit dans le Parc National de Tlemcen

Benamammar, H. 2014. Caractérisation de la faune Ornithologique des Monts de l’Ourit dans le Parc National de Tlemcen. Magister en foresterie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen.

PDF (5.23 Mb) in Dépôt de l’Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen.

Résumé :

L’étude ornithologique des Monts de l’Ourit (Parc national de Tlemcen, Algérie) présentée dans ce mémoire se propose deux buts essentiels :

1. Reconnaitre la diversité spécifique de la classe des Oiseaux diurnes,

2. Proposer, suite à une succincte évaluation patrimoniale, une stratégie que le Parc national pourrait adopter pour préserver ce patrimoine ornithologique.

Des méthodologies adaptées aux milieux rencontrés ont permis de constater que 62 espèces d’oiseaux vivent sur une surface totale de 620 ha, et se repartissent dans l’espace selon une logique écologique : milieux forestiers, milieux agricoles, ripisylve, falaises et éboulis.

Dans le contexte actuel de la préservation des milieux naturels et des espèces, le site des Monts de l’Ourit semble être l’un des très rares sites de la région à abriter quelques-unes des espèces les plus menacées dans le Monde ; et il fait partie d’un réseau d’habitats écologiquement fonctionnel qu’il faudrait dores-et-déjà inclure dans la zone intégrale du Parc National.

Aigle royal (Aquila chrysaetos) adulte du mont Taksempt, à l’oued du Parc National de Tlemcen

Aigle royal (Aquila chrysaetos) adulte du mont Taksempt, à l’oued du Parc National de Tlemcen. (Hafeda Benamammar)

Les outardes Houbara et Macqueen’s: Études génétique, morphométrique et phylogéographique

Korrida, A. 2012. Les outardes Houbara “Chlamydotis undulata” et Macqueen’s “Chlamydotis macqueenii“: Études génétique, morphométrique et phylogéographique. Thèse de Doctorat National, Université Ibnou Zohr, Agadir.

PDF (5.73 Mb) in Toubkal : Le Catalogue National des Thèses et Mémoires

Résumé :

Chez les outardes Houbara et Macqueen’s de l’écozone du Paléarctique, nous avons testé et quantifié la diversité biologique sur plusieurs niveaux hiérarchiques (espèces, sous-espèces, gènes et métapopulations) en vue de leur conservation ex-situ.

Les études génétiques sur les populations sauvages utilisant des loci nucléaires (microsatellites) et un marqueur mitochondrial (un fragment de 1042 pb du gène cytochrome b) ont permis d’évaluer et de tester la diversité génétique, le flux migratoire, les scénarios de colonisation, les relations phylogénétiques, les unités biologiques de conservation et les patrons historiques et démographiques élucidant les distributions biogéographiques contemporaines des trois constituants du genre Chlamydotis. Contrairement aux espèces des zones tempérées et boréales, les périodes glaciaires de l’époque du Pléistocène semblent être à l’origine des expansions démographiques chez les espèces désertiques d’outardes Houbara et Macqueen’s. Les tests globaux de différenciation génétique des deux marqueurs moléculaires se sont montrés contradictoires pourtant complémentaires. La discussion des différents facteurs génétiques responsables a pu confirmer ou infirmer le contraste moléculaire observé.

Nous avons mené trois autres études sur des cheptels d’outardes marocaines élevés en captivité. La modélisation mathématique des caractéristiques de croissance chez l’outarde marocaine a facilité la détermination, sous certaines conditions de captivité, du taux de croissance en plus de quatre types de croissances asymptotiques et allométriques. Les résultats ont révélé que le bec et la tarso-métatarse atteignent rapidement l’asymptote, ce qui explique leur utilisation précoce dans le déplacement et le forage, alors que la plus grande croissance allométrique des ailes permettra aux oiseaux de fuir les prédations éventuelles.

L’étude du registre d’élevage d’un troupeau multi-générationnel a montré une généalogie récente et peu profonde, mais a rendu possible la caractérisation de plusieurs paramètres généalogiques. L’intervalle de génération chez l’outarde marocaine a été estimé à 4.6 ans, le coefficient de consanguinité moyen à 1.6% et l’accroissement en paire du coefficient de parenté à 1.3%. L’absence de goulots d’étranglement a été justifiée par des valeurs égales de fondateurs efficaces (fe) et d’ancêtres efficaces (fa). Cette étude à montré d’un côté, la bonne stratégie d’élevage suivie de 1993 à 2002 visant à augmenter le flux migratoire au sein du troupeau et à freiner l’apparition de la dépression de consanguinité et de l’autre côté, une absence de planification des accouplements à partir de 2004 qui a été mise en évidence par des taux élevés de consanguinité et de parenté.

Finalement, le contrôle de la diversité génétique via des approches métapopulationnelles, nous a permis de comparer et de discuter les différentes stratégies et politiques d’élevage conservatoire ex-situ de l’espèce marocaine (Chlamydotis undulata undulata).

Les résultats et les informations génétiques inférés de ces différents projets d’études populationnelles devraient permettre une meilleure valorisation et un maintien raisonnable et durable de la diversité génétique et biologique de ces ressources naturelles menacées d’extinction.

Chlamydotis macqueenii

MacQueen’s Bustard (Chlamydotis macqueenii), UAE (photo: Shankar S., licence: CC-by)

Abstract:

For ex-situ conservation ends, biological diversity of the Houbara and Macqueen’s Bustards occurring at the Palearctic ecozone, was assessed at several hierarchical levels including species, subspecies, genes, and metapopulations.

Genetic studies on wild populations have implemented both nuclear loci (microsatellites) and a 10423bp fragment of the mitochondrial cytochrome b gene, and enabled the assessment of genetic diversity, gene flow, colonization scenarios, phylogenetic relationships, biological units, as well as demographic and historical factors that might explain the current biogeographic distribution of the species that constitute the Chlamydotis genus. In contrast to temperate species, glacial periods of the Pleistocene epoch might be responsible for the demographic expansions of the desert-adapted Houbara and Macqueen’s bustards. Global tests of genetic structuring using the two molecular markers were found to be contradictory, however complementary. Discussion of the different responsible factors had confirmed or invalidated the observed molecular contrast.

Three further studies were conducted on Moroccan captive-bred stocks. Modeling the growth characteristics of the birds under particular captivity conditions has made possible the determination of growth rates in addition to four types of asymptotic and allometric growths. The results showed that the early development of the beak and the shank are relatively important to locomotion and foraging, while the highest allometric growth of the wing span indicates its importance for quick flight from potential predators.

The study of a multigenerational studbook has revealed a recent and shallow genealogy although, several genealogical parameters were characterized. For the Moroccan Houbara breed, the average generation interval was computed to 4.64 years, the average inbreeding coefficient to 1.6%, and the paired increase in coancestry to 1.3%. The similar effective numbers of ancestors (fa) and founders (fe) indicated the absence of bottleneck events within the flock. On one hand, this study highlighted a good breeding strategy that was applied from 1993 to 2002 and aimed to increase migration and to avoid the inbreeding depression within the breed, on the other hand increased coancestry and inbreeding values were detected during the 2004 breeding season, which could reflect the low expertise in the breeding operation.

Finally, genetic diversity evaluation using metapopulational approaches has permitted the comparison and discussion of different strategies and policies with regard to ex-situ conservation of Moroccan Chlamydotis undulata undulata.

Genetic information and results inferred from the different population studies should contribute to the future control, valorization, and management of genetic and biological diversity of this natural resource.

Etude du régime alimentaire du Bubo ascalaphus et Athene noctua dans la région de Djanet (Tassili n’Ajjer, Algérie)

Beddiaf, R. 2013. Etude du régime alimentaire de deux rapaces: le Hibou ascalaphe Bubo ascalaphus (Savigny, 1809) et la Chouette chevêche Athene noctua (Scopoli, 1769) dans la région de Djanet (Tassili n’Ajjer, Algérie). Mémoire de Magister, Université Kasdi Merbah, Ouargla.

PDF (4.65 Mb) in Université Kasdi Merbah, Ouargla.

Résumé :

Le présent travail porte sur l’étude du régime alimentaire du Hibou ascalaphe Bubo ascalaphus (Savigny, 1809) et de la Chouette chevêche Athene noctua (Scopoli, 1769) dans la région du Djanet, située à 2200 km au sud de la capitale Alger (24° 33’, 9° 29’). L’installation des pots Barber a permis de recenser 2 classes, 16 ordres, 59 familles et 109 espèces d’arthropodes, dont la plupart sont des insectes. Par contre, le piégeage direct des rongeurs révèle la présence de 4 espèces à savoir, Gerbillus tarabuliGerbillus gerbillusGerbillus nanus et Mus musculus. L’analyse des pelotes de l’Ascalaphe du désert a fait ressortir la présence de six catégories-proies à savoir, Arachnida, Insecta, Reptilia, Aves, Insectivora et Rodentia qui représente plus de la moitié du régime (AR = 53.1%.). Les proies les plus consommées sont Brachytrupes megacephalus (AR = 19.2%) et Gerbillus tarabuli (AR = 13.3%). Cependant, l’étude du menu trophique de la Chevêche d’Athéna révèle la présence de 5 catégories-proies notamment, Arachnida, Insecta, Reptilia, Aves, et Rodentia avec une dominance des Insecta (AR = 65,9%). Thesiocetrus sp (AR = 18,4 %). et Mesostena sp. (AR = 14,8%) sont les plus ingérées. Bubo ascalaphus (E = 0,74) et Athene noctua (E = 0,82) sont des prédateurs opportunistes dans leurs prises de nourriture.

Teghargharte (Tassili n'Ajjer)

Teghargharte, 30 km au sud de Djanet (Tassili n’Ajjer, Algérie)